1 ÈRE BANQUE COMMERCIALE AU GABON

1ère Banque Commerciale au Gabon

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Rapport Financier

Environnement Economique

Le contexte macroéconomique de l’exercice 2010 a été marqué, au plan international, par la poursuite du redressement de l’économie mondiale avec une forte tendance de normalisation progressive des principaux indicateurs financiers.

Cette reprise est davantage tirée par les pays émergents, très dynamiques que les grosses économies (USA, UE et le Japon) qui sont sorties de la recession au 3ème trimestre 2009 qui ont affiché des taux de coissance plutôt modérés. Il faut souligner que cette relance a été stimulée par l’appui des pouvoirs publics à travers des politiques monétaires et budgétaires qui ont prêté une certaine volatilité aux taux d’intérêt et au marché. Le redressement de l’économie mondiale a impacté positivement l’évolution des prix des matières premières en 2010.

Au niveau national, l’observé conjoncturel à fin octobre 2010 semble confirmer les promesses entrevues depuis le 4ème trimestre 2009. L’économie gabonaise, très fortement liée à la demande mondiales de ses produits d’exportation, a bénéficié de la relance amorcée chez ses partenaires.

Sur les bases de ces tendances, l’on anticipe un PIB annuel en volume qui augmenterait de 4,5% grâce à la vitalité du secteur hors pétrole (+5,8%) et de la bonne tenue des revenus pétroliers (+3,4%) dont la contribution corrigée serait en baisse par rapport aux premières estimations.

Indicateurs de croissance

2008

2009

2010

2011

2012

PIB (milliards F CFA)

6 502

4 403

6 204

6453e

6 880

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

2,0

0,7

4,5

5,0e

3,5e

PIB par habitant (millions F CFA)

4,5

3,0

4,1e

4,3e

4,5e

Taux d’inflation (%)

5,3e

2,6

3,0

3,5e

3,5e

Balance des transactions courantes (milliards F CFA)

1119

65

138

163

163

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

17,3e

1,5e

2,1

2,3

2,1

Source: FMI - World Economic Outlook Database Note: e Données estimées

Sur le plan sectoriel, les réalisations ont globalement décrit un mouvement haussier, à l’exception de quelques branches d’activité dans les secteurs secondaire et tertiaire.

La reprise du secteur primaire (+2,2%) découlerait de l’effet conjugué de l’accroissement des revenus pétroliers et des performances appréciables de l’exploitation du manganèse. En revanche, la filière bois subirait une baisse d’activité liée à la mise en application de la décision gouvernementale de suppression des exportations du bois en grumes.

Le redressement de l’activité du secteur secondaire (+14%) proviendrait principalement du rebond observé dans la production des BTP, en liaison avec l’accroissement substantiel du budget d’investissement public. Il tiendrait également compte de la croissance des performances réalisées sur l’agro alimentaire, le raffinage, l’énergie et l’eau, qui a permis largement de compenser la baisse constatée sur les productions de ciment et de produits chimiques.

La consolidation du secteur tertiaire (+3,7%) serait le fait du dynamisme de ses principales branches motrices, à savoir, le transport, les télécommunications, le commerce et les services. En revanche, on noterait une contraction de l’activité dans l’hôtellerie et le commerce de véhicules, en dépit de l’augmentation des commandes constatée sur le quatrième trimestre. L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation des ménages (IPCH) aurait connu une hausse de 2,2% contre 0.1% en juin 2009.

Cette augmentation des prix serait principalement due aux postes produits alimentaires (+5,1%) et santé (+8,1%), ainsi qu’au renchérissement des matériaux de construction (+5,2%), et des consommations liées au logement (loyer, eau électricité, gaz et autres combustibles +1%). Par contre les postes transports, biens et services divers, culture et loisirs baisseraient respectivement de 0,7%, 2,2% et de 1%.Dans le même temps et sur le flanc des finances publiques, l’exécution du budget de l’Etat se serait traduite par un accroissement des recettes et une augmentation sensible des dépenses du fait de la prise en compte du vaste programme d’investissements prévus par l’Etat en 2010.

Selon les termes de la loi de finances rectificative 2010, les ressources mobilisées, y compris celle de l’emprunt s’élèveraient à 872.4 milliards de F CFA, en augmentation de 10.8% par rapport au Budget 2009. Les dépenses totales hors dettes connaîtraient une hausse de 50.8% relative à l’augmentation programmée des dépenses de transferts et subvention, et de la montée des dépenses d’investissements.

Cependant, le niveau global d’exécution du budget ferait ressortir un taux de recouvrement des recettes de 46.3%, en progression de 11.5%, et un taux de dépenses effectif de 36.2% seulement pour un niveau d’ordonnancement pourtant porté à 100% soit 1770.1milliards de F CFA. Du point de vue du commerce extérieur, les transactions commerciales du Gabon avec l’extérieur se sont soldées au cours du premier semestre 2010 par un excédent de 1394,3 GXAF, en nette progression de 240,2% par rapport à la même période en 2009.

Les exportations de marchandises ont progressé de 118% environ à 2129,56 GXAF contre 977,37 GXAF en juin 2009. Cette évolution favorable est imputable à la bonne tenue des prix de tous les produits référencés à l’exception de ceux des bois en grumes, qui ont reculé de 31,5%, se situant, à 52,35 GXAF à fin juin. Parallèlement, la valeur des importations a connu une nette augmentation de près de 30%, s’établissant à 735,17 GXAF contre 567,51 GXAF à fin juin 2009.

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